L'impact social des religions.

Publié le par Masked Ball

J'entends ici et là des critiques hostiles envers l'institution religieuse. Elles sont souvent fondées et légitimes, allant dehttp://www.science-et-vie.net/img/illustrations/S/symboles-religieux.png paire avec la sécularisation que connaissent les sociétés occidentales. Le rationnel et la science tendent à remplacer les systèmes de valeur religieux et ce depuis plusieurs décennies maintenant , voir plusieurs siècles. Mais ''l'anti-religieux primaire'' est pour moi une critique illogique voir paradoxale et il ne faut pas négliger l'impact social et culturel de dogmes millénaires.

 

Remettre en cause les horreurs engendrés par les doctrines religieuses est tout à fait souhaitable et il faut en condamner les crimes. Séparer le mystique de l'étatique est un concept inévitable de toute nation se déclarant démocratique et laïque, cependant le religieux façonne les institutions, les structures sociales et les comportement individuels.

Celui qui critique le religieux en a parfaitement le droit mais il critique en même une partie de soi-même, une fraction de son identité. Une critique est souhaitable, mais une critique constructive prenant en compte l'impact du religieux et sa présence inévitable dans les modes d'agir/de penser contemporains.

 

Dans http://www.descarte.demon.co.uk/images/descart2.jpgreligion il ne faut pas uniquement penser aux rituels, aux textes sacrés, aux cérémonies et interprétations mystiques... La religion a répandu des organisations sociales propres à son mode de pensée, il n'y a qu'à voir le calendrier, la célébration des saints et des fêtes (noël, pâques pour l'occident...), mais c'est aussi une caractéristique culturelle spécifique d'un pays et le comportement en société résulte en partie de l'héritage religieux.

Si aujourd'hui en occident, la plupart des individus croient en la science et la raison, il faut considérer la religion comme ayant été (et étant toujours dans certain pays) le mode de pensée considéré comme rationnel. La rationalité est relative et chaque fait trouve une explication logique différente à une époque donnée. A ne pas oublier que de grands penseurs comme http://4.bp.blogspot.com/__n0tUAVRsZA/R6-IX20zNcI/AAAAAAAAAS8/gz3t6WC5zmY/s400/050405_einstein_tongue.widec.jpgEinstein, Descartes (qui tentait même de prouver rationnelemment l'existence de dieu...), pour ne citer qu'eux, croyaient en Dieu.

 

Dire que la religion est « stupide » et/ou « insensée » (je cite les mots que j'ai pu entendre) c'est s'auto-proclamer comme détenteur du savoir absolu et considérer les croyants comme des individus primitifs s'adonnant à des pratiques anachroniques. C'est là une grave erreur mainte fois commise car lorsque le religieux était à son apogée (je parle toujours pour l'occident), il avait le même regard réprobateur sur les cultes païens. C'est donc renouveler un comportement parfaitement ''naturel'' que de voir les modes de croyance passés comme des aberrations. Et pourtant celui qui critique son passé critique aussi son présent puisque ce présent résulte des expériences antérieures.

 

Il faut garder en tête que toutes sociétés (selon la zone géographique, le contexte social et la période historique) possède sa propre organisation sociale avec des réponses logiques (pour elle-même) qui ne le sont pas forcément pour d'autres.

Critiquer la religion est un droit, il faut reconnaître et condamner ses erreurs mais ne pas tomber dans le piège facile de la critique irréfléchie. Athéistes ou agnostiques sont très certainement influencés inconsciemment par des pratiques sociales héritées du religieux. Il faut toujours replacer une société dans son contexte spatial et temporel.

 

 

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Publié dans Religion

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